La tension monte d’un cran dans les hauts plateaux de Fizi. Les Forces armées de la RDC (FARDC) annoncent avoir neutralisé ce samedi 25 avril un deuxième drone militaire attribué aux Forces de défense du Rwanda (RDF), alliées au M23, en l’espace de 48 heures à Minembwe, territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Selon des sources militaires, l’appareil, de type voilure fixe, a été intercepté en plein vol ce samedi au niveau de la localité dite « point zéro ». Il menait une mission de reconnaissance des positions des FARDC lorsqu’il a été abattu. L’armée congolaise précise que l’opération n’a fait aucune victime et n’a causé aucun dégât matériel au sol.
Quelques heures plus tôt, un premier drone avait déjà été détruit dans le village de Kakenge, au nord de Minembwe. D’après les FARDC, cet engin ciblait également des positions loyalistes avant d’être neutralisé par la défense anti-aérienne déployée dans la zone.
« En 48 heures, nous avons mis hors d’état de nuire deux drones appartenant à la coalition rebelle M23, appuyée par les RDF », indique un officier des FARDC sous couvert d’anonymat.
L’armée congolaise dénonce une escalade de la coalition M23/RDF et de ses alliés Twirwaneho et Red Tabara. Ces groupes multiplieraient les incursions de drones dans les hauts plateaux de Minembwe.
Si ces appareils sont officiellement utilisés pour des missions de surveillance et de renseignement, les FARDC affirment qu’ils servent aussi à des opérations offensives. Des frappes de drones auraient déjà causé des pertes civiles dans la région de Mikenge, selon la même source.
Les hauts plateaux de Minembwe sont le théâtre d’affrontements récurrents entre les FARDC, les groupes armés locaux et la coalition M23/RDF. La présence de drones militaires marque une évolution technologique du conflit et inquiète les populations civiles, prises entre les belligérants.
Kigali n’a pas encore réagi à ces nouvelles accusations. Le Rwanda nie régulièrement tout soutien au M23 et toute présence de ses troupes sur le sol congolais, malgré les rapports de l’ONU.
Les FARDC assurent avoir renforcé leur dispositif de surveillance aérienne dans la zone pour contrer toute nouvelle incursion.
La Rédaction


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