Coup de tonnerre à deux ans du coup d’envoi. La Coupe d’Afrique des Nations 2027, initialement confiée au trio Ouganda – Kenya – Tanzanie, pourrait changer de pays hôte. En cause : d’importants retards dans les travaux d’infrastructures qui inquiètent sérieusement la Confédération Africaine de Football (CAF).
Désigné en septembre 2023, le trio est-africain avait séduit la CAF avec un projet commun baptisé « Pamoja », symbole d’unité régionale. Stades, routes, aéroports, hôtels : les engagements étaient ambitieux. Mais sur le terrain, plusieurs chantiers clés accusent des retards. Des missions d’inspection de la CAF auraient relevé des lenteurs dans la livraison des stades principaux et des infrastructures d’accueil, faisant craindre un non-respect du cahier des charges à l’horizon 2027.
Face à cette situation, l’Afrique du Sud se positionne déjà comme une alternative crédible. Le pays de Nelson Mandela dispose d’un atout de taille : son expérience. Hôte du Mondial 2010 et de la CAN 1996 puis 2013, Pretoria possède des stades homologués, un réseau hôtelier et des transports aux normes internationales.
Selon des sources proches de la CAF, les autorités sud-africaines auraient fait savoir qu’elles sont prêtes à sauver le tournoi si l’instance panafricaine décidait de retirer l’organisation au trio est-africain.
La Confédération Africaine de Football se retrouve devant un dilemme. Maintenir sa confiance au projet « Pamoja » au risque de voir la compétition mal préparée, ou activer le plan B sud-africain pour garantir les standards d’organisation. Aucune décision officielle n’a encore été annoncée, mais le sujet serait sur la table du Comité exécutif.
Un retrait de l’organisation serait un coup dur pour l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, qui voyaient dans la CAN 2027 un levier de développement et de visibilité.
Si l’Afrique du Sud récupérait la CAN 2027, ce serait la troisième fois que le pays organise la compétition, après 1996 et 2013. Un scénario qui rebattrait totalement les cartes à deux ans du coup d’envoi, avec des implications sportives, économiques et diplomatiques majeures sur le continent.
La CAF promet de communiquer en temps utile après ses prochaines missions d’évaluation.
Pierre Love Mukendi

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