Kinshasa : Elle saisit la justice pour annuler son mariage à cause de l’impuissance sexuelle de son époux - HORIZON7.NET

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jeudi 23 avril 2026

Kinshasa : Elle saisit la justice pour annuler son mariage à cause de l’impuissance sexuelle de son époux





















L’affaire fait le tour des réseaux sociaux et relance le débat sur les motifs d’annulation du mariage en RDC. Une femme résidant à Kinshasa a saisi la justice pour obtenir l’annulation de son union, invoquant l’impuissance sexuelle de son mari, rapporte http://Une.cd.


*Une union jamais consommée*


Selon les informations recueillies, la plaignante affirme que son mariage n’aurait jamais été consommé depuis la célébration, malgré plusieurs tentatives. Face à cette situation qu’elle qualifie de « préjudiciable » et source de « frustration », elle a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal de paix de Kinshasa pour demander l’annulation de l’union.


L’époux, de son côté, n’aurait pas encore officiellement réagi devant le tribunal. L’affaire est en cours d’instruction.


*Que dit la loi congolaise ?*


En droit congolais de la famille, l’impuissance peut constituer une cause de nullité du mariage si elle est antérieure à l’union, permanente, incurable et inconnue de l’autre conjoint au moment du mariage. L’article 351 du Code de la famille prévoit que le mariage peut être annulé pour erreur sur les qualités essentielles de la personne.


Les juges devront donc établir si l’impuissance était antérieure au mariage, si elle est définitive, et si la femme en avait connaissance avant de s’engager. La preuve médicale sera déterminante dans ce dossier.


*Un sujet encore tabou*


L’affaire suscite de nombreuses réactions à Kinshasa. Si certains saluent le courage de la femme qui brise le tabou autour de la sexualité dans le couple, d’autres estiment que le dialogue et la prise en charge médicale devraient primer sur le recours à la justice.


Des juristes rappellent que la consommation du mariage n’est pas une condition de validité, mais que l’impuissance dissimulée peut être assimilée à un dol, donc à un vice de consentement.


Le tribunal devrait fixer une première audience dans les prochains jours. En attendant, le dossier alimente les débats sur les droits et devoirs des époux et sur la place de la sexualité dans la stabilité des foyers.




La Rédaction

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