Plus de 300 catastrophes en 25 ans, 8,2 millions de victimes. Le diagnostic est sans appel. Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba, a présidé ce mercredi la cérémonie de présentation du rapport sur le financement des risques de catastrophes, élaboré avec la Banque mondiale.
Le rapport révèle l’ampleur du défi. Sur les 25 dernières années, la RDC a subi plus de 300 catastrophes naturelles et sanitaires. Les inondations, de plus en plus fréquentes, coûtent à elles seules environ 62 millions de dollars par an en réponse d’urgence.
Un montant qui « révèle les limites du financement budgétaire d’urgence », selon les experts. À chaque crise, l’État puise dans des lignes budgétaires non prévues, au risque de déséquilibrer les finances publiques.
Face à cette réalité, le Gouvernement veut changer d’approche. Objectif : passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation.
Le Gouvernement s’oriente vers des mécanismes de financements pré-arrangés, permettant de mobiliser rapidement des ressources en cas de crise, tout en préservant l’équilibre des finances publiques, a expliqué le Ministre Fwamba.
Concrètement, il s’agit d’outils comme les assurances souveraines, les lignes de crédit contingentes ou les fonds de catastrophe, activables dès qu’un seuil de sinistre est atteint. L’argent arrive en jours, pas en mois.
Dans son intervention, Doudou Fwamba a salué « la vision du Président de la République Félix Tshisekedi, plaçant la protection des populations au cœur de l’action publique ».
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités : le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget Adolphe Muzito, le Gouverneur de Kinshasa Daniel Bumba, ainsi que le Conseiller spécial du Chef de l’État.
Avec des pluies diluviennes à Kinshasa, des glissements de terrain au Kivu et des sécheresses au Katanga, la RDC est en première ligne du dérèglement climatique. Cette démarche sur le financement des risques de catastrophes vise à renforcer la résilience du pays et éviter que chaque choc ne se transforme en crise humanitaire et budgétaire.
Prochaine étape : opérationnaliser ces mécanismes avec l’appui de la Banque mondiale et d’autres partenaires techniques et financiers.
La Rédaction


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