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mardi 28 avril 2026

Lutte contre les VBG : A Kananga, la FMMDI et ses partenaires verrouillent l’avenir du projet KOICA



Réunis du 23 au 27 avril à Kananga, les acteurs de la lutte contre les violences basées sur le genre ont défini une feuille de route pour que les acquis du projet KOICA survivent à la fin des financements. L’ONG FMMDI, emmenée par Nathalie Kambala, s’est imposée comme cheville ouvrière de ces travaux.



Que restera-t-il du projet KOICA quand les fonds seront épuisés ? La question a dominé l’atelier de clôture tenu la semaine dernière à Kananga. Pendant quatre jours, le Ministère du Genre, la Police Nationale Congolaise, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers ont planché sur une stratégie de pérennisation pour le programme « Prévention et réponse holistique aux violences basées sur le genre », actif au Kasaï-Central, au Sud-Kivu et à Kinshasa.


Au cœur des débats : l’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI). Sous la conduite de sa Directrice Générale, Nathalie Kambala, la structure a porté la voix du terrain et pesé sur les orientations finales.


L’état des lieux dressé pendant l’atelier est sans appel : le projet KOICA a produit des résultats concrets qu’il faut sécuriser. Sur 41 acquis recensés, 10 ont été priorisés et répartis en trois piliers : institutionnel, technique et communautaire.


Les chantiers retenus sont clairs :

1. Santé mentale et appui psychosocial : Les CISM – Centres Intégrés de Services Multisectoriels – et les cliniques mobiles continueront d’offrir un soutien psychologique aux survivantes. L’enjeu : éviter une rupture de service.

2. Autonomisation économique: Les programmes de réinsertion socio-économique seront consolidés. L’accent est mis sur l’entrepreneuriat inclusif pour que les survivantes retrouvent dignité et indépendance financière.

3. Pouvoir aux communautés : Les leaders locaux seront davantage impliqués. Des survivantes formées comme paires éducatrices prendront la parole pour briser le silence et les stigmas.

4. Justice et sécurité : Le cadre légal sera renforcé avec l’appui des unités de police spécialisée VBG, afin de garantir que les plaintes aboutissent.

5. Coordination resserrée : Les mécanismes de pilotage autour des CISM seront améliorés pour une prise en charge rapide, complète et sans doublon.


Pour traduire ces engagements en actes, les participants ont validé trois recommandations :

- Adopter une stratégie nationale de pérennisation : L’objectif est d’inscrire la lutte contre les VBG dans le budget de l’État et les plans provinciaux, au-delà des projets.

- Miser sur la masculinité positive dès 2026 : Les hommes et les garçons ne seront plus seulement spectateurs. Ils deviennent des relais du changement dans les communautés.

- Coller aux priorités de Kananga : Le document final devra refléter les réalités et les choix actés pendant l’atelier, gage d’appropriation locale.



Pour Nathalie Kambala, Directrice Générale de la FMMDI, l’enjeu dépasse la technique : « La pérennisation n’est pas une option, c’est une responsabilité collective envers les survivantes et les communautés. Nous ne pouvons pas reconstruire pour abandonner ensuite ».


L’atelier de Kananga marque un tournant. Il acte le passage d’une logique de projet à une logique de système. La lutte contre les VBG en RDC veut désormais s’inscrire dans la durée, avec des services, des lois et des communautés qui tiennent même sans appui extérieur.



La Rédaction

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