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samedi 25 avril 2026

Kasaï-Central : La société civile du peuple saisit la ministre des Affaires foncières pour récupérer les biens de l’État spoliés



La lutte contre la spoliation des biens de l’État refait surface au Kasaï-Central. La Société civile du peuple , à travers son président Emmanuel Iza Kabukapu, a officiellement saisi la ministre nationale des Affaires foncières en lui transmettant le rapport d’enquête parlementaire de 2019 sur les biens publics spoliés dans la province.


Le document en question avait été produit en 2019 par un groupe de députés provinciaux du Kasaï-Central. Il dresse l’inventaire de plusieurs immeubles, terrains et concessions appartenant à l’État mais occupés illégalement par des particuliers ou cédés dans des conditions jugées irrégulières. 


Resté sans suite depuis sa publication, ce rapport est aujourd’hui remis sur la table par la société civile. « Nous voulons que ces biens reviennent à l’État pour servir l’intérêt général », a déclaré Emmanuel Iza Kabukapu après le dépôt du dossier au cabinet de la ministre.


L’initiative vise à pousser le ministère des Affaires foncières à ouvrir des enquêtes, annuler les titres irréguliers et récupérer les patrimoines spoliés. Écoles, bâtiments administratifs, espaces verts et réserves foncières figurent parmi les biens listés dans le rapport de 2019.


« La spoliation appauvrit l’État et prive la population d’infrastructures. Il est temps de mettre fin à l’impunité », insiste le président de la Société civile du peuple.


Au Kasaï-Central, la question foncière est sensible. La croissance démographique de Kananga, la rareté des terres titrées et la faiblesse du cadastre alimentent les conflits et favorisent les occupations anarchiques. Plusieurs rapports de la société civile ont déjà dénoncé la « privatisation » du domaine public par des réseaux influents.


La balle est désormais dans le camp du ministère des Affaires foncières. La société civile attend l’ouverture d’une commission mixte pour examiner cas par cas les biens répertoriés, confronter les titres et procéder aux déguerpissements si nécessaire.


Le gouverneur de province et l’Assemblée provinciale sont également interpellés pour accompagner le processus et éviter toute interférence politique.


En 2019, les députés provinciaux avaient recommandé des poursuites judiciaires contre les auteurs de la spoliation. Sept ans plus tard, la société civile espère que le rapport ne dormira plus dans les tiroirs.



Pierre Love Mukendi

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