« L’ISTKA forme des cadres intègres, non des personnes immorales », tranche le Secrétaire général à la Recherche. Le lieu du tournage serait hors campus
Scandale sur la toile au Kasaï-Central. Une vidéo à caractère immoral, attribuée à une présumée étudiante de l’Institut Supérieur Technique de Kananga, ISTKA, circule massivement sur les réseaux sociaux. L’institution a réagi ce mardi en ouvrant une enquête et en rappelant fermement sa mission : former des cadres « responsables et éthiques ».
C’est le Secrétaire général à la Recherche de l’ISTKA, le Chef de Travaux François Kalumba, qui a porté la voix de l’institution. Face à la polémique, il a d’abord recadré :
« Les images qui circulent avec le nom de notre institution sont contraires aux valeurs que nous enseignons. L’ISTKA forme des citoyens capables de contribuer au développement de la République démocratique du Congo, dans le respect de la morale et de l’éthique. Nous ne pouvons pas tolérer de tels comportements », a-t-il déclaré.
Pour l’ISTKA, le message est clair : l’établissement ne se reconnaît pas dans les faits reprochés. Sa mission reste de former « des cadres intègres et non des personnes immorales ».
L’Institution ne se précipite pas. Une enquête interne est en cours pour établir deux points essentiels : l’authenticité de la vidéo et l’identité réelle de la personne filmée.
Si les faits sont confirmés et que l’auteure est bel et bien étudiante à l’ISTKA, l’institution promet de passer à l’acte. « Des sanctions seront prises conformément au règlement intérieur de l’institution », prévient M. Kalumba.
Autre élément avancé par l’ISTKA : le lieu du tournage. Selon le Secrétaire général à la Recherche, « aucun bâtiment de l’ISTKA ne correspond au décor visible sur les images ».
La conclusion selon le SG à la recherche: « Les faits se seraient produits en dehors des installations de l’établissement ». Une manière de couper court aux amalgames entre la vie privée d’une étudiante et l’image du campus.
Au-delà du scandale, l’ISTKA veut rassurer. L’institution invite les parents, les étudiants et l’ensemble de la communauté à maintenir leur confiance. Elle réaffirme son engagement à « assurer une formation de qualité fondée sur les valeurs d’intégrité et de responsabilité au service du développement de la RDC ».
En bref : L’Institut Supérieur Technique de Kananga fait face, enquête, et se défend. L’affaire rappelle la pression des réseaux sociaux sur les établissements d’enseignement supérieur, sommés de protéger leur réputation tout en respectant la présomption d’innocence.
Par Pierre Love MUKENDI



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