Le gouvernement monte le ton avant la journée du 3 juin. Dans un communiqué publié ce lundi, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, prévient : toute absence injustifiée des agents et fonctionnaires de l’État sera sanctionnée.
La mise en garde intervient après l’appel lancé par certains partis de l’opposition à une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. L’objectif revendiqué par les initiateurs est de marquer leur désapprobation face à la situation politique et sociale.
Pour l’exécutif, il n’est pas question que le service public soit paralysé. Jean-Pierre Lihau rappelle que les agents de l’État ont une obligation de présence et de continuité du service, conformément aux textes en vigueur.
Le communiqué est clair : “tout manquement aux obligations professionnelles pourrait exposer les concernés aux sanctions prévues par les textes en vigueur”. En clair, les absences non justifiées peuvent déboucher sur des retenues sur salaire, des blâmes, voire des mesures disciplinaires plus lourdes selon le statut de l’agent.
Le ministère de la Fonction publique invite donc les administrations à assurer le contrôle des présences et à transmettre les listes des absents à la hiérarchie.
Au-delà de la mesure disciplinaire, le message vise à éviter une désorganisation des services publics : hôpitaux, écoles, guichets administratifs, services de sécurité. Le gouvernement cherche à faire la différence entre le droit de manifester et l’obligation de service des fonctionnaires.
À deux jours de l’échéance, l’administration centrale se prépare à une journée sous tension. Le respect de la consigne du 3 juin sera un test pour la discipline au sein de la Fonction publique.
Par Pierre Love MUKENDI

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