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jeudi 4 juin 2026

Kasaï Central : Jean Tshisekedi Kabasele, le Sénateur qui a fait taire la « ville morte » à coups de micro





Alors que l’opposition appelait à paralyser le pays ce 3 juin, le Sénateur Jean Tshisekedi Kabasele a mis le Kasaï Central en mode résistance… sur les ondes. Pendant 24 heures, l’élu a sillonné les antennes de Kananga pour appeler à travailler, à refuser la peur, et à soutenir la réforme constitutionnelle.


Une contre-offensive médiatique minute par minute

L’opération a commencé mardi 3 juin à 20h précises. Jean Tshisekedi Kabasele enchaîne les directs sur cinq radios de la ville : Radio Luluabourg Fm, Radio Télévision Kasaï Horizons, Radio Kananga 24, Radio Full Contact et Radio du Peuple. Même topo mercredi matin à 7h, en pleine heure de pointe : un second passage pour rappeler le message avant le début des activités.



Son discours est resté constant : “Sortez, travaillez, ne laissez personne décider à votre place de fermer vos boutiques ou d’arrêter l’école de vos enfants”. Il a insisté sur le droit de vaquer librement aux occupations, dénonçant ce qu’il appelle “une tentative de prise en otage de la population”.


À Kananga comme dans les territoires voisins, l’effet est visible. Les marchés de Nganza et de la Gare ont ouvert à l’heure habituelle. Les écoles ont sonné la cloche. Les bureaux administratifs ont fonctionné. Plusieurs chefs de quartier interrogés confirment : la consigne de “ville morte” est restée lettre morte dans le Kasaï Central.


Les gens écoutent le Sénateur ici. Quand il parle à la radio, ça passe”, confie un vendeur du marché central, encore installé derrière son étal à 9h.


Jean Tshisekedi Kabasele n’a pas limité son intervention à la conjoncture. Il a profité des deux émissions pour défendre la réforme constitutionnelle en cours d’examen à Kinshasa. Pour lui, ce chantier n’est pas une manœuvre politique mais “une nécessité pour changer la vie des Congolais, débloquer la gouvernance et rapprocher les institutions de la base”.



Le Sénateur a lié les deux dossiers : refuser la “ville morte”, c’est selon lui refuser de bloquer le pays au moment où des réformes sont engagées.



Remerciements et positionnement politique

En fin de journée, l’élu a salué publiquement la population du Kasaï Central pour avoir “écouté et suivi son appel au boycott de la ville morte sur toute l’étendue de la province”. Le ton est à la fois reconnaissant et politique : Jean Tshisekedi Kabasele se pose en relais du pouvoir central, face à une opposition qu’il accuse de vouloir “freiner l’élan du pays”.



Par Pierre Love MUKENDI 

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