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mardi 21 avril 2026

RDC: Affaire Rebo, le ministère de la Justice déclenche une enquête après la vidéo de torture devenue virale

 



Le ministère de la Justice a annoncé ce lundi 20 avril l’ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo montrant de graves violences infligées à un jeune homme, en présence de l’artiste Rebo Tchulo. Les faits, impliquant des hommes en uniforme, se seraient déroulés dans la nuit du 18 au 19 avril vers 4h du matin, au quartier Pigeon, commune de Ngaliema.


Saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a immédiatement donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC d’ouvrir une enquête. Objectif : établir les faits, identifier les responsables et engager des poursuites devant les juridictions compétentes.


Sans préjuger des responsabilités, le ministère précise que s’ils sont établis, les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions d’une particulière gravité : actes de torture, coups et blessures volontaires, ainsi qu’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi. Ces infractions relèvent du Code pénal militaire.


Le communiqué rappelle que ces agissements violent la Constitution, notamment « le respect de la dignité humaine, l’intégrité physique et l’interdiction absolue de la torture », et contreviennent à la Convention contre la torture ratifiée par la RDC.



La vidéo, devenue virale depuis dimanche 19 avril, montre une personne se faire fouetter par des militaires dans une parcelle privée à Kinshasa. Selon plusieurs sources, l’affaire serait liée à un vol de biens appartenant à la chanteuse Rebo Tchulo, visible sur les images.


Les versions divergent sur le mobile: certaines parlent d’un différend autour de 50 dollars, tandis que l’équipe de l’artiste évoque un vol de bijoux et une somme estimée à 8 000 USD. L’équipe de Rebo affirme que l’artiste n’a pas sollicité l’intervention des militaires et met en cause le réalisateur Jackem, présenté comme l’initiateur de l’appel. La victime serait le chauffeur du réalisateur.


Les actes impliquant des hommes en uniforme relèvent de la compétence des juridictions militaires. Le ministère réaffirme l’attachement du Gouvernement au respect de l’État de droit, à la lutte contre l’impunité, ainsi qu’à la protection sans aucune distinction de l’intégrité physique et de la dignité de toute personne.


La vidéo a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Des organisations de défense des droits humains appellent à une procédure rapide et transparente pour établir toutes les responsabilités, y compris celle d’éventuels commanditaires civils.


L’enquête de l’Auditorat général des FARDC devra déterminer la chaîne de commandement, le rôle exact de chaque personne présente sur la vidéo, et les circonstances qui ont conduit à l’intervention de militaires dans une affaire de droit commun.



La Rédaction

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