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mardi 21 avril 2026

Kasaï-Central : Un mort à la prison de Kananga, la CNDH alerte sur une crise humanitaire critique



La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) tire la sonnette d’alarme. La prison centrale de Kananga traverse une crise humanitaire critique depuis la mi-février 2026, marquée par une rupture totale de stock de vivres et une pénurie de médicaments au dispensaire. Un détenu est déjà mort, faute de nourriture et de soins.


L’alerte a été lancée par Me Vincent Kayembe Tshiamumanye, coordonnateur provincial du bureau de représentation de la CNDH au Kasaï-Central. Elle intervient au terme d’une mission d’enquête menée dans la maison carcérale et après plusieurs plaidoyers restés sans effet auprès des autorités compétentes.



« Je suis profondément préoccupé par leur situation depuis février 2026. Il y a rupture de stock de ration à la prison centrale de Kananga. Le dispensaire n’a pas de médicaments », a-t-il déclaré.

Si les détenus originaires de Kananga reçoivent encore un soutien minimal de leurs familles lors des visites, ceux transférés d’autres territoires sont livrés à eux-mêmes. La situation est dramatique pour les malades : les tuberculeux ne reçoivent plus de traitement, et les malades mentaux sont « totalement abandonnés », selon la CNDH.


L’établissement compte actuellement 14 mineurs et 14 femmes, dont 3 accompagnées de leurs enfants, exposés aux mêmes privations.


La CNDH confirme qu’un décès a déjà été enregistré en lien direct avec le manque de nourriture et l’absence de prise en charge médicale. Pour l’institution, il s’agit d’une atteinte grave à la dignité humaine et aux droits fondamentaux garantis par les instruments juridiques nationaux et internationaux.


La CNDH lance un « cri d’alarme » pour une intervention immédiate des autorités nationales et provinciales afin de rétablir en urgence l’approvisionnement en vivres et en médicaments. « Les droits de l’homme doivent être respectés dans les prisons. La privation de liberté ne signifie pas la privation de dignité ni du droit à la santé », martèle Me Vincent Kayembe Tshiamumanye.


L’institution rappelle que la RDC est signataire de plusieurs conventions internationales qui imposent à l’État l’obligation de garantir des conditions de détention conformes à la dignité humaine.




Pierre Love Mukendi

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