La peur s’installe à la mission de Ndekesha, secteur de Miao, territoire de Kazumba. La population dénonce une montée de l’insécurité marquée par la multiplication des vols. Écoles, centres de santé et installations publiques sont ciblés.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des individus non identifiés s’attaquent la nuit aux infrastructures communautaires. Panneaux solaires, batteries, équipements scolaires : les voleurs emportent tout.
Ces actes de vandalisme privent les élèves de lumière, les centres de santé d’électricité et plongent des villages entiers dans le noir. « Comment nos enfants vont-ils étudier ? Comment soigner les malades sans énergie ? s’interroge un habitant.
À Ndekesha, la peur gagne du terrain. Les habitants disent vivre dans l’inquiétude permanente. Les vols se multiplient et l’absence de réponse sécuritaire alimente le sentiment d’abandon.
Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ?, lance un chef local. La population interpelle directement les autorités provinciales et territoriales : elle réclame le renforcement des effectifs de police, des patrouilles nocturnes et l’identification des réseaux de receleurs qui écoulent le matériel volé.
Au-delà des pertes matérielles, c’est tout le fonctionnement des services sociaux de base qui est menacé. Les écoles sans panneaux solaires ferment plus tôt. Les maternités sans batteries ne peuvent plus assurer les accouchements de nuit.
La société civile locale appelle à une réaction rapide. Pour elle, sécuriser Ndekesha, c’est protéger l’avenir des enfants de Kazumba et garantir le minimum vital aux communautés.
L’administrateur du territoire de Kazumba et le gouvernement provincial du Kasaï-Central sont attendus sur ce dossier afin d'y apporter des solutions adéquates.
Pierre Love Mukendi

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