La déchéance de la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, continue de susciter des réactions. Après le vote de la motion de défiance lundi par l’Assemblée provinciale, la Directrice Générale de l’ONG FMMDI a exprimé sa profonde indignation face à ce qu’elle qualifie de décision injuste et préjudiciable à la représentativité féminine.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, la DG de FMMDI reconnaît que les mécanismes de contrôle parlementaire « font partie intégrante de l’exercice démocratique ». Mais elle s’interroge sur « la manière et le contexte » dans lesquels la motion a été adoptée.
« Une telle démarche, lorsqu’elle semble expéditive ou insuffisamment fondée aux yeux de l’opinion, peut être perçue comme une atteinte aux efforts constants visant à promouvoir la participation et le leadership des femmes dans la gouvernance publique », a-t-elle déclaré.
Pour la responsable de FMMDI, organisation active dans la défense des droits des femmes, la RDC est engagée dans la promotion de la masculinité positive et de l’égalité des chances. À ce titre, elle estime légitime de se demander si toutes les garanties d’équité, de justice et de respect de la dignité ont été réunies dans ce processus.
« Au nom de toutes les femmes et de tous ceux qui croient en une gouvernance inclusive et équitable, nous élevons notre voix pour dénoncer ce que nous considérons comme une décision injuste », poursuit-elle.
La DG de FMMDI appelle le Gouverneur de province et le Président de l’Assemblée provinciale à faire preuve de responsabilité afin de préserver les acquis de la promotion du genre.
Rose Kamueka a été déclarée démissionnaire lundi 20 avril après le vote d’une motion de défiance : 13 députés pour, 10 contre et 1 bulletin nul. Le député Joseph Nkashama, initiateur de la motion, lui reprochait « incompétence et passivité » dans la gestion du secteur de la santé. La ministre dispose de 48 heures pour déposer sa démission.
Si la démarche divise la classe politique, elle relance le débat sur la place des femmes dans les institutions provinciales et les garde-fous nécessaires pour concilier contrôle parlementaire et promotion du genre.
Pierre Love

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire