La Société civile congolaise (SOCICO), coordination de Dimbelenge, tire la sonnette d’alarme sur les conditions de détention jugées préoccupantes dans la prison de ce territoire du Kasaï Central. Dans un monitoring réalisé ce jeudi 05 mars 2026, le coordonnateur de cette structure, Gilbert Payeye, a dressé un tableau sombre des conditions de vie des détenus au sein de cette maison carcérale.
Selon lui, plusieurs manquements graves sont observés. Les prisonniers seraient confrontés à un manque criant de nourriture et d’eau potable, et beaucoup d’entre eux seraient contraints de dormir à même le sol, faute de conditions d’hébergement adéquates.
La situation sanitaire demeure également inquiétante. La prison ne disposerait ni de latrines ni de douches, obligeant les détenus à déposer leurs matières fécales dans un bidon d’eau de 20 litres.
Par ailleurs, l’état de santé des prisonniers reste déplorable.
Plusieurs d’entre eux présenteraient des signes visibles de maladies de peau, notamment la gale, ainsi que des cas de marasme liés aux mauvaises conditions de vie.
Face à cette situation qu’elle qualifie d’alarmante, la Société civile congolaise (SOCICO) de Dimbelenge appelle les autorités compétentes à intervenir en urgence.
Elle sollicite particulièrement l’implication du ministre de la Justice et des Droits humains afin d’améliorer les conditions de détention et de réhabiliter cette maison carcérale aujourd’hui en état de délabrement avancé.
Florybert Ntumba Tshiapueka


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