Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été tué dans sa résidence à Zenten par quatre individus non identifiés, qui ont pris la fuite immédiatement après les faits.
Selon Al Jazeera, les assaillants ont d’abord neutralisé les caméras de surveillance, puis ont ouvert le feu sur Saïf al-Islam dans le jardin de sa demeure, vers 2 h 30, heure locale. Les circonstances exactes restent encore floues et la responsabilité du meurtre n’a pas été établie.
Des sources proches de son équipe politique confirment l’attaque : quatre hommes armés ont pris d’assaut la résidence, et malgré la résistance de Saïf al-Islam, il a été abattu sur place.
Saïf al-Islam n’était pas seulement le fils de Mouammar Kadhafi : il était depuis longtemps considéré comme le successeur politique de son père. En 2021, il avait annoncé sa candidature à la présidence, mais ces élections ont été reportées indéfiniment, laissant planer l’incertitude sur l’avenir politique de la Libye.
Cet assassinat brutal marque non seulement la fin d’un homme, mais l’interruption d’une possible continuité politique et d’un héritage familial qui portait encore une part de l’histoire de la Libye. Pour beaucoup, c’est un rappel tragique que la violence continue de dicter le destin du pays, et que les idéaux politiques peuvent être anéantis avant même d’avoir pu s’exprimer pleinement.
La Libye, déjà fragilisée par des années de divisions internes et de conflits de pouvoir, voit disparaître l’un des derniers héritiers d’un projet politique longtemps contesté et incompris, laissant derrière lui un vide politique et symbolique immense.
Dommage pour un peuple qui aurait pu voir dans Saïf al-Islam un pont vers une continuité et une stabilité possibles, mais qui se retrouve une fois de plus confronté à la brutalité et à la fragilité de sa situation nationale.
La Rédaction


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