Le Kasaï-Central pleure. En l’espace de quelques années, quatre anciens locataires de l’hôtel de ville de Kananga ont tiré leur révérence. Ils se sont succédés dans l’au-delà, emportés l’un après l’autre au terme d’une maladie.
Une série de disparitions qui plonge toute la province dans la consternation.
Quatre figures, une même destinée
De Docteur Antoinette Kapinga Tshibuyi à Mamie Kakubi Tshikele, en passant par Jean Muamba Kantu Ka Njila et Édouard Ntumba Buabua en qualité de Maire adjoint, l’hôtel de ville de Kananga a perdu en peu de temps des personnalités qui ont marqué l’histoire administrative de la ville.
Chacun à son époque a porté les charges de la gestion urbaine. Chacun a laissé une empreinte : engagement pour la population, sens du service public, amour pour Kananga.
Aujourd’hui, leurs bureaux sont vides, mais leur souvenir reste vivace dans les couloirs de l’hôtel de ville.
« L’hôtel de ville de Kananga n’oubliera jamais ces âmes précipitées dans l’au-delà à cause d’un malaise sanitaire », confie un cadre de la mairie.
Pour beaucoup d’habitants, cette succession de deuils est plus qu’une coïncidence. C’est une grande douleur pour le Kasaï-Central qui perd en si peu de temps des cadres d’expérience, des femmes et des hommes de conviction.
Les hommages se multiplient depuis l’annonce du dernier décès, celui de *Mamie Kakubi Tshikele*, ancienne Maire de Kananga et Bourgmestre honoraire de Nganza, survenu à Kinshasa.
Au-delà de la douleur, les autorités et la population appellent à un devoir de mémoire. Honorer ces anciens gestionnaires, c’est reconnaître le travail accompli et tirer des leçons pour l’avenir de la ville.
Que leurs âmes reposent en paix. Et que le Kasaï-Central trouve la force de se relever, en s’inspirant de leur sens du service et de leur dévouement pour Kananga.
Pierre Love MUKENDI




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire