Le député provincial Benjamin Bambi Tshitamunyi interpelle le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï-Central et exige la suppression immédiate des barrières illégales érigées sur plusieurs axes du territoire de Dimbelenge.
Alerté par des usagers victimes de tracasseries routières, l’élu a déposé ce 20 mai une correspondance dans laquelle il dénonce des pratiques d’extorsion systématique. Selon lui, les agents postés à ces barrières illégales exigent 2 000 FC à chaque transporteur à vélo, dit « muyanda », 5 000 FC aux conducteurs de moto et 1 000 FC à chaque piéton.
« Ces tracasseries constituent une entrave à l’ordre public et vont à l’encontre de la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, sur la libre circulation des biens et des personnes », dénonce Benjamin Bambi Tshitamunyi.
Un impact direct sur l’économie locale
Le député provincial explique que la persistance de ces barrières provoque le stockage des produits agricoles à domicile. Les paysans, craignant des extorsions répétées en chemin, renoncent à écouler leurs récoltes vers les marchés. Une situation qui freine l’économie locale et aggrave la précarité des ménages ruraux.
Pour faire cesser le phénomène, Benjamin Bambi exige la suppression urgente des barrières illégales dans les villages et localités suivants : Mayi Tshiondo, Bena Nshipo, Bena Nkanka/LUKIBU, Tshiyole, Lusamba Mbumba/Kunduye, Kajiba, Muanza/LUBUDI, Bijila Mbua, Basonge, Bakua Ngolela/LUBI, ainsi qu’au centre du secteur de Mashala.
Il demande au ministre de l’Intérieur d’instruire les services spécialisés, de dépêcher une mission de contrôle sur le terrain et de veiller au respect des seules barrières autorisées par l’arrêté provincial.
Un phénomène qui perdure depuis l’ère Kamuina Nsapu
Le député prévient qu’à défaut d’action rapide, il se réserve le droit de saisir d’autres instances pour mettre fin à ces abus.
Depuis le début de l’insurrection Kamuina Nsapu, plusieurs barrières illégales ont été installées dans différents territoires du Kasaï-Central. L’insécurité grandissante sur certains axes routiers complique la circulation des personnes et des biens, et alimente le mécontentement des populations.
La correspondance de Benjamin Bambi remet ce dossier au centre du débat provincial, alors que la libre circulation est présentée par Kinshasa comme un levier essentiel pour la relance économique du Grand Kasaï.
Florybert NTUMBA TSHIAPUEKA


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