À Kinshasa, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux provoque une vive indignation. Les images montrent un médecin en train d’infliger des violences physiques et psychologiques à une patiente au sein d’une structure de santé, suscitant une onde de choc dans l’opinion publique.
Réagissant à cette situation, Nathalie Kambala, directrice générale de l’ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral, a pris la parole pour condamner fermement ces faits. Dans un message publié sur Facebook, elle évoque des actes d’une gravité extrême, incompatibles avec les principes fondamentaux de la pratique médicale.
Elle appelle les autorités judiciaires à agir sans délai afin d’établir les responsabilités et d’engager des poursuites contre le médecin mis en cause. Pour l’ONG, il est essentiel que cette affaire soit traitée avec rigueur afin d’éviter toute forme d’impunité.
Dans le même élan, Nathalie Kambala exhorte le Ministère de la Santé de la République démocratique du Congo et l’Ordre national des médecins de la RDC à prendre des mesures disciplinaires exemplaires. Elle estime que le praticien incriminé représente un risque sérieux pour la sécurité des patients et plaide pour sa radiation.
Au-delà de ce cas précis, cette affaire remet en lumière les défis persistants liés au respect de l’éthique médicale en République démocratique du Congo. Des organisations de la société civile dénoncent régulièrement des manquements dans la prise en charge des patients, notamment en ce qui concerne la protection des femmes dans les structures de soins.
Des spécialistes du secteur de la santé avertissent que de tels incidents pourraient fragiliser davantage la confiance déjà précaire entre les citoyens et le système sanitaire. Ils soulignent la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de sanction pour prévenir de nouveaux abus.
Enfin, la responsable de Femmes main dans la main pour le développement intégral a insisté sur la transparence du processus judiciaire, mettant en garde contre toute tentative d’étouffer l’affaire. Elle affirme que son organisation restera mobilisée jusqu’à ce que justice soit rendue et que les droits de la victime soient pleinement respectés.
Rédaction


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